je ne suis qu'une ombre
qui se complait à t'attendre
ébouriffant les doux reflets
de ta sauvage chevelure
Tu ne peux que m'attendre.
Mais déjà je me faufile
légèreté, peureuse un peu
je m'efface de ce doux
paradis perdu. Volage
et libertine, cette pensée
qui m'explore, m'insuffle
de me donner la peine
Mais peine est de dire
Que je ne la comprend pas
et que d'ailleurs je ne veux
l'entendre, si c'est pour
faire échapper ces doux
reflets dorés. Argent de ton
or s'est longuement attardé
par ce frais dimanche hivernal.
J'explore chaque surface de ta peau.
Tu réagis à chacun de mes souffles.
Passages éphémères déchainent une furie
en ta surface qui s'anime.
Drôle de mystère qui ne se commande
pas qu'est cette sensation si frêle
et si légère.
de la peau sur mes bras.
Alors je t'attend. Mais fugace
je fuis. Tu ne peux que m'observer
chercher du rieur regard cette ombre
qui t'échappe, rit en passant
près de toi. De gestes vain
tu t'agites, essayant d'attraper
ta proie, ou du moins l'effleurer.
Un ombre ne se touche pas, on ne peut
la saisir, par chance l'apercevoir
par nature la deviner
le long de tes cheveux dorés.
